Pas à pas · 7 min de lecture
Comment convertir un logo PNG ou JPG en SVG (et obtenir un résultat propre)
Un vectoriseur ne peut être meilleur que ce qu’on lui donne. Dix minutes de soin sur le fichier source et deux réglages font la différence entre un vecteur que vous pouvez imprimer sur une bâche et un logo qu’il faut redessiner.
01 · La source
Partez du meilleur bitmap possible
La plupart des mauvais vecteurs étaient d’abord de mauvais bitmaps.
Avant d’ouvrir le convertisseur, prenez une minute pour chercher la version la plus grande et la plus propre du logo. Par ordre de préférence :
- Un vecteur existant. Demandez le fichier
.ai,.eps,.pdfou.svgdans lequel le logo a été conçu. S’il existe, la vectorisation est inutile. - Un PNG à fond transparent de 500 à 2 000 pixels. Le PNG est sans perte : les contours sont exactement ceux dessinés par le graphiste.
- Un grand JPG. Acceptable pour un dessin en aplats de couleur au-delà de 800 px ; le bruit de compression est faible par rapport aux formes. En dessous, les blocs et les halos JPEG deviennent visibles dans le résultat.
- Une capture d’écran ou une minuscule image web. Cela fonctionne (les petites images sont agrandies avant la vectorisation), mais les courbes seront plus arrondies et les petits textes risquent de se fondre.
Quel que soit votre fichier, ne le redimensionnez pas d’abord dans un logiciel de retouche. AnyToSVG vectorise jusqu’à 2 048 px et agrandit lui-même les petites images avec un filtre choisi pour la vectorisation ; un rééchantillonnage supplémentaire ne fait qu’ajouter du flou.
02 · Déposez l’image
Laissez la détection automatique faire le premier passage
Glissez le fichier sur le convertisseur (ou collez-le avec Ctrl+V). En une seconde, vous voyez le SVG à côté de l’original, et le panneau de réglages indique ce qui a été détecté :
- le mode Couleur, avec un nombre de couleurs égal au nombre de couleurs distinctes trouvées (pour la plupart des logos, de 2 à 8), ou
- le mode Noir et blanc si l’image est un dessin au trait sombre sur fond clair, avec le seuil et la couleur d’encre choisis d’après l’image.
Regardez la rangée de pastilles. Si elle liste les couleurs attendues et rien d’autre, le plus dur est fait. S’il y a une pastille en plus presque identique à une autre, baissez le nombre de couleurs d’une unité ; s’il manque une couleur que vous voyez, augmentez-le.

03 · Fond
Rendre le fond transparent
Une case à cocher, qui sait faire la différence entre « dehors » et « dedans ».
Un logo sur fond blanc (ou tout autre aplat) doit presque toujours être livré sans ce fond. Cochez Fond transparent : la couleur qui touche le bord de l’image, repérée par un point dans la rangée de pastilles, est retirée du SVG.
Seule la zone extérieure disparaît. Si le logo lui-même contient la même couleur (lettres blanches sur fond blanc, reflet blanc à l’intérieur d’une forme), ces zones enclavées sont conservées, car elles ne sont pas reliées au bord. Passez le fond de l’aperçu sur sombre (les boutons carrés au-dessus de l’aperçu) pour vérifier que rien d’important n’a disparu.
Pour retirer une autre couleur, cliquez sur sa pastille : elle devient grise et barrée, et ses formes disparaissent. Cliquez à nouveau pour la rétablir. C’est le moyen rapide de supprimer une ombre portée, un défaut de scan, ou une couleur qui n’existe qu’à cause de l’anticrénelage.
En mode noir et blanc, le fond est transparent par définition : seules les formes sombres (ou, avec Inverser, les formes claires) sont vectorisées.
04 · Contours
Corriger des bords irréguliers, bosselés ou cassés
Zoomez sur l’aperçu (molette de la souris, ou touche +) et examinez une courbe et un angle. Puis :
- Courbes ondulées : la source est petite ou compressée. Augmentez le Lissage ou choisissez le préréglage Doux. S’il s’agit d’un JPG, cochez aussi Lisser le bruit d’abord dans « Avancé ».
- Angles arrondis alors qu’ils devraient être vifs : baissez le Lissage ou choisissez Net. Potrace décide angle par angle ; des valeurs inférieures à 0,5 en conservent presque tous.
- Poussières et petits îlots : augmentez Supprimer les petites taches. Tout ce qui est plus petit que ce nombre de pixels source est ignoré. 2 px suffisent à nettoyer les résidus d’anticrénelage ; les scans peuvent demander 10 ou plus.
- Traits fins qui se cassent : ils sont probablement plus fins que la taille des taches, ou une couleur a été fusionnée avec sa voisine. Baissez Supprimer les petites taches, ou augmentez le nombre de couleurs d’une unité.
05 · Couleurs
Bien choisir le nombre de couleurs
Chaque couleur devient un tracé : le nombre de couleurs est donc aussi le principal levier sur le poids et la netteté. Quelques règles pratiques :
- Logo en aplats : exactement autant de couleurs que le dessin en compte. La détection automatique tombe en général juste.
- Logo avec un dégradé : laissez Détecter les dégradés coché. Une zone aux ombrages progressifs reçoit un dégradé linéaire ou radial et est écrite sous la forme d’une seule forme avec un vrai remplissage
<linearGradient>/<radialGradient>; la rangée de pastilles l’affiche comme une pastille dégradée. Le nombre de couleurs ne concerne alors que les parties unies. Si un dégradé n’est pas détecté (fort bruit JPEG, ou ombrage qui épouse une forme), cochez Lisser le bruit d’abord ; à défaut, augmentez le nombre de couleurs et l’ombrage devient des bandes que vous pourrez reconstruire dans votre logiciel de vectoriel. - Photo ou peinture : de 12 à 32 pour un rendu posterisé. Voir ce que la vectorisation peut et ne peut pas faire.
Laissez Couches de couleur sur Superposées, sauf si vous comptez découper les formes physiquement ou les écarter dans un éditeur : c’est ce qui évite les lignes claires entre couleurs adjacentes.


06 · Vérifier et livrer
Avant de l’envoyer où que ce soit
Trente secondes de vérification évitent une réimpression.
- Faites glisser le séparateur sur toute l’image en vue Comparer. Tout ce qui change de forme au passage de la ligne mérite un examen plus attentif.
- Zoomez à 400 % sur le plus petit texte ou le trait le plus fin. S’il est lisible ici, il le sera sur la bâche.
- Lisez les chiffres du panneau Résultat. Un logo propre, ce sont une poignée de formes et quelques kilo-octets ; des centaines de formes signalent en général du bruit, un JPG, ou trop de couleurs.
- Téléchargez le SVG, puis ouvrez-le une fois dans un navigateur ou un logiciel de vectoriel. Le fichier est simple : un
<path>par couleur avec unfill, dans les coordonnées de pixels d’origine, sans groupes ni transformations ; il est facile de changer les couleurs à la main. - Si quelqu’un a finalement besoin d’un bitmap, utilisez les boutons PNG 2× ou 4× : ils sont générés à partir du vecteur, donc plus nets que le fichier de départ.
Et si le résultat n’est pas assez bon (source très floue, photo d’une carte de visite, logo avec des ombres douces), c’est le signe qu’il faut redessiner. La vectorisation produit une copie fidèle de ce qui existe ; elle ne peut pas inventer ce qui n’a jamais été dans les pixels.
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Le convertisseur est gratuit, sans compte à créer, et affiche le SVG à côté de votre original en une seconde environ.